Performance énergétique des constructions : le décret 2026 et le rôle stratégique de l’économiste de la construction 

La France se prépare à franchir une nouvelle étape dans la régulation énergétique du bâtiment. Un projet de décret, actuellement en consultation, vise à étendre la RE2020,  réglementant déjà les logements et certains bâtiments tertiaires à de nouvelles typologies.

La date d’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2026.

Dans ce contexte, l’Économiste de la construction apparaît comme un acteur clé pour anticiper, chiffrer et accompagner ces évolutions.

Qu’est-ce que ce projet de décret ?

Ce texte vise à étendre le périmètre d’application de la RE2020 à des catégories de bâtiments aujourd’hui « épargnées », notamment :

.Hôtels, restaurants, commerces

.Crèches / établissements d’accueil de la petite enfance
.Universités, médiathèques, bibliothèques
.Établissements de santé, EHPAD
.Gymnases, salles de sport, vestiaires
.Bâtiments à usage industriel et artisanal, aérogares …
.Les objectifs de cette réforme sont Prioriser la sobriété énergétique et la décarbonation de l’énergie
.Réduire l’impact carbone des constructions
.Garantir la fraîcheur et le confort en cas de fortes chaleurs 

Pourquoi cette extension est-elle importante pour le bâtiment ?

a) Volumétrie du parc concerné. Ces nouvelles typologies représentent une part substantielle de la construction neuve. En leur imposant la RE2020, c’est un gisement d’impact environnemental et de transformation de pratiques.
b) Harmonisation avec la directive européenne Directive 2023/1791/UE sur l’efficacité énergétique des bâtiments, qui impose la mise en conformité avant mi-2026.
c) Impacts sur le coût global des projets. La montée des exigences (indicateurs Bbio, Cep, Ic énergie, Ic construction…) va influer directement sur les estimations, la sélection des matériaux, les méthodes constructives, les délais. Ce sont autant de paramètres que l’économiste doit anticiper.

Le rôle de l’économiste de la construction face à cette réforme

Anticipation dès la phase conception. Nous devons L’économiste doit intégrer dans ses métrés et estimations les futurs seuils de performance (Bbio minimal, Cep, Ic énergie, Ic construction…).

Analyse coût-global et arbitrage durable. Avec l’évolution de la réglementation, il s’agit de comparer plusieurs scénarios : « standard actuel » vs « futur conforme 2026 ». Cela nécessite une vision à long terme, sur la durée de vie du bâtiment, l’exploitation, la maintenance.

Conseiller le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Nous apportons un regard neutre sur la faisabilité économique des ambitions environnementales et aidons à sélectionner les matériaux, procédés, partenaires adaptés.

Attention au calendrier : tout permis de construire déposé après le 1er janvier 2026 pour les typologies concernées devra respecter ces nouvelles exigences.

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